L’actualité de l’Arménie et des Arméniens dans le monde, expliquée.

MondeEurope

Nikol Pachinian : une candidature de l’Arménie à l’UE est « réaliste » en 2027 ou en 2028

Publié le
Lieu
Bruxelles, Belgique
Date de l’événement
Événement passé —
Nikol Pachinian, souriant, micro en main, devant un panneau « Enlargement Talks » et des drapeaux, à Bruxelles.
Nikol Pachinian au sommet sur l’élargissement de l’UE, à Bruxelles, le 3 novembre 2026. Photo : Services du Premier ministre de la République d’Arménie / CC BY-ND 3.0

Résumé

L’Arménie pourrait déposer sa demande officielle d’adhésion à l’Union européenne en 2027, ou en 2028. Le Premier ministre Nikol Pachinian l’a dit le 3 novembre à Bruxelles, lors du sommet sur l’élargissement de l’UE organisé par Euronews. « L’an prochain peut être réaliste. 2028 peut être réaliste », a-t-il déclaré, en précisant qu’Erevan ne veut pas seulement « appuyer sur envoyer » : la demande doit s’accompagner d’un dialogue politique avec Bruxelles. Il a reconnu qu’avec les règles actuelles, être à la fois dans l’UE et dans l’Union économique eurasiatique, menée par Moscou, est impossible, notamment pour les douanes : « À un moment, l’Arménie devra choisir. » La priorité immédiate reste la suppression des visas Schengen, visée pour 2029. Sur place, il a aussi rencontré la présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, et le Premier ministre croate, Andrej Plenković.

Analyse

C’est la première fois que Nikol Pachinian avance des dates, même prudentes, pour une candidature que la loi de 2025 sur le lancement du processus d’adhésion ne datait pas. Il assume aussi le dilemme avec l’Union eurasiatique, dont dépendent une grande partie du commerce arménien et le prix du gaz russe. Sa formule, « créer une vraie alternative » puis laisser les citoyens trancher, repousse le choix final. À Moscou, où Dmitri Medvedev a parlé d’une « nouvelle Ukraine », ces propos seront scrutés.

Conséquences possibles

Aucune demande d’adhésion n’est encore déposée ; l’étape concrète reste le dialogue sur la suppression des visas Schengen, avec 2029 pour objectif.