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Prénoms arméniens : origines et significations

Divinités anciennes, saints, nature, héros fondateurs : les prénoms arméniens racontent l’histoire du pays. Voici les plus connus, avec leur sens tel que l’établissent les dictionnaires de prénoms.

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Détail d’un manuscrit arménien conservé au Matenadaran d’Erevan : lignes de calligraphie arménienne à l’encre brune et lettres ornées en couleur.
Détail d’un évangéliaire arménien conservé au Matenadaran, l’institut des manuscrits anciens d’Erevan. Photo : Retlaw Snellac / Wikimedia Commons / CC BY 2.0

Prénoms de filles

  • Anahit (Anahid en arménien occidental) : nom d’une déesse de l’Arménie ancienne, venu de l’iranien Anahita.
  • Anouch : « douce ».
  • Astghik : « petite étoile » ; c’était aussi le nom d’une déesse.
  • Lusine : vient du mot « lune ».
  • Shushan : « lis ».
  • Siranouch : formé de « amour » et « douce ».
  • Arpi : vient d’un mot ancien signifiant « soleil ».
  • Nairi : nom ancien d’une région, devenu un nom poétique de l’Arménie.
  • Hripsimé et Gayané : noms de deux saintes martyres honorées par l’Église arménienne ; le sens de Hripsimé est incertain.

Prénoms de garçons

  • Haïk (Haig en arménien occidental) : nom de l’ancêtre légendaire des Arméniens.
  • Vardan (Vartan) : formé sur « rose ».
  • Areg : « soleil ».
  • Mher : forme arménienne de Mithra, divinité iranienne.
  • Ara : sens inconnu ; c’est le nom du roi de la légende d’Ara et de Sémiramis.
  • Narek : en souvenir de Grigor de Narek, poète et mystique du Xe siècle.
  • Grigor (Krikor) : en souvenir de Grégoire l’Illuminateur, qui convertit l’Arménie au christianisme.
  • Tigran, Armen, Hovhannes (Jean), Davit (David) et, pour les filles, Mariam (Marie) restent aussi très portés.

Pourquoi deux orthographes ?

L’arménien a deux formes écrites principales : l’arménien oriental, parlé en Arménie, et l’arménien occidental, celui de la plupart des familles de la diaspora en France. Certaines lettres s’y prononcent différemment.

En lettres arméniennes, le prénom s’écrit de la même façon ; c’est sa transcription en lettres latines qui change selon la prononciation. D’où les paires que l’on rencontre souvent en France : Grigor et Krikor, Vardan et Vartan, Hayk et Haig, Anahit et Anahid. Il s’agit du même prénom.

Et le suffixe -ian ?

La plupart des noms de famille arméniens se terminent par -ian (ou -yan), qui signifie « issu de », « de la famille de ». Petrossian veut ainsi dire « fils (ou descendant) de Petros », c’est-à-dire de Pierre.

Sources