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Les Arméniens de Marseille

Marseille est la porte d’entrée des Arméniens en France. C’est par son port que sont arrivés, dans les années 1920, des dizaines de milliers de rescapés du génocide.

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La cathédrale arménienne des Saints-Traducteurs à Marseille : une église de pierre claire au haut clocher, derrière une pelouse et des massifs, sous le soleil.
La cathédrale arménienne des Saints-Traducteurs, avenue du Prado à Marseille, consacrée en 1931, en octobre 2020. Photo : AndyHM / Wikimedia Commons / CC BY-SA 4.0

Le port des rescapés

En novembre 1922, le paquebot Tourville débarque à Marseille les 400 premiers réfugiés arméniens. Selon le Musée national de l’histoire de l’immigration, environ 58 000 réfugiés arméniens arrivent par Marseille entre 1922 et 1924.

Beaucoup sont hébergés au camp Oddo, dans les quartiers nord : 5 541 réfugiés y sont enregistrés entre 1922 et 1927. À partir de mai 1924, les Arméniens apatrides peuvent obtenir le passeport Nansen.

Les réfugiés construisent vite leurs églises. La première, Saint-Garabed, est consacrée le 23 décembre 1928. La cathédrale des Saints-Traducteurs, avenue du Prado, dont la première pierre est posée en février 1928, est consacrée le 25 octobre 1931 par l’évêque Grigoris Balakian. Son architecte est Aram Tahtadjian et son principal bienfaiteur Vahan Khorassandjian.

Lieux de référence

  • Cathédrale arménienne des Saints-Traducteurs, 339 avenue du Prado (1931).
  • Église Saint-Garabed, la première église arménienne de Marseille (1928).
  • Le diocèse arménien compte plusieurs autres paroisses dans la ville.

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Sources