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À Erevan, le chef Alain Alexanian cuisine les semences arméniennes à l’ambassade de France

Publié le
Lieu
Erevan, Arménie
Date de l’événement
Date de l’événement non établie
Une assiette de bouchées arméniennes : tartine au fromage de chèvre et tomate séchée, tranche de basterma sur une pique, et un petit rouleau de lavash à côté d’un bol.
Des bouchées servies lors de la dégustation organisée à l’ambassade de France à Erevan dans le cadre du projet HATIK, fin octobre 2026. Photo : Armenpress / Hayk Manukyan

Résumé

L’ambassade de France en Arménie a organisé à Erevan une dégustation de plats arméniens préparés sous la direction du chef franco-arménien Alain Alexanian, étoilé au guide Michelin. L’événement s’inscrivait dans la COP17 sur la biodiversité et dans le projet HATIK, qui vise à préserver les semences locales d’Arménie. Des élèves du Centre de formation professionnelle franco-arménien ont participé à la préparation.

Analyse

HATIK (« graine » en arménien) est coordonné par la Métropole de Lyon avec la municipalité d’Erevan et cofinancé par le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères. Il a été lancé à l’initiative du Centre de ressources de botanique appliquée (CRBA), en lien avec le centre scientifique d’agrobiotechnologie de l’Université nationale agraire d’Arménie. Son but : recueillir, étudier et faire connaître les variétés de semences du pays. Selon l’ambassadeur de France, Florian Escudié, des scientifiques ont recueilli cet été des semences résistantes à différents climats auprès d’environ 300 agriculteurs, dans neuf régions d’Arménie. Au menu figuraient notamment le mchoche de Van, à base de lentilles vertes, des bouchées à l’oseille sauvage, la gata et l’anouchabour, un dessert traditionnel.

Conséquences possibles

Pour l’ambassadeur, cité par l’agence Armenpress, l’agriculture arménienne a besoin de nouveaux débouchés, car « la Russie a fermé ses portes à l’agro-industrie arménienne » ; l’ambassade dit travailler à trouver des partenaires européens et à aider l’Arménie à aligner son agriculture sur les normes européennes. Olivier Araujo, vice-président de la Métropole de Lyon chargé des relations internationales, était présent ; il s’était rendu la veille au mémorial du génocide de Tsitsernakaberd.

Ce qui reste incertain

La date exacte de la dégustation n’est pas indiquée par les sources : l’agence Armenpress l’a rapportée le 27 octobre et le journal Nor Haratch le 28 octobre. Le chiffre de 300 agriculteurs vient de l’ambassadeur ; les résultats de la collecte n’ont pas été publiés. Aucune donnée n’est disponible sur le coût du projet.