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Ruben Rubinyan : dans la nouvelle Constitution, l’arménien resterait la seule langue d’État, sans révision possible

Publié le
Lieu
Erevan, Arménie
Date de l’événement
Événement passé —
Ruben Rubinyan, en costume sombre et cravate violette, assis devant des micros dans une salle boisée de l’Assemblée nationale arménienne.
Ruben Rubinyan, président de l’Assemblée nationale, au Parlement (photo d’archives). Photo : Armenpress / Hayk Badalyan

Résumé

Le président de l’Assemblée nationale arménienne, Ruben Rubinyan, a affirmé le 2 novembre, dans une vidéo publiée sur sa page Facebook, que la nouvelle Constitution rendra intangible l’article qui fait de l’arménien la seule langue d’État de la République. Contrairement au texte actuel, il ne sera plus possible de modifier cet article, ni donc de changer la langue d’État ou d’en ajouter une autre. Selon lui, cette clause protégera « le principal pilier de notre identité nationale : notre langue ». Il a critiqué les propositions de diverses personnalités visant à donner ce statut au russe ou à l’anglais : « Nous n’avons pas besoin de nouvelles langues d’État. L’arménien est la langue du peuple qui a fondé l’État. » Ruben Rubinyan a aussi appelé à faire en sorte que l’opposition ne bloque pas l’adoption du texte.

Analyse

La déclaration répond à un débat qui revient régulièrement en Arménie : faut-il donner un statut officiel au russe, très parlé dans le pays, ou à l’anglais ? En verrouillant la langue dans le texte fondamental, la majorité de Nikol Pachinian se pose en garante de l’identité nationale avant le référendum constitutionnel. Mais rien n’est encore acquis : le projet de nouvelle Constitution doit d’abord être publié, puis approuvé par les électeurs.

Conséquences possibles

Aucun effet immédiat : la clause ne s’appliquera que si la nouvelle Constitution est adoptée par référendum.