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Lilit Makunts : l’Arménie ne retirera ses plaintes contre l’Azerbaïdjan qu’après la signature définitive du traité de paix

Publié le
Lieu
Assemblée nationale, Erevan, Arménie
Date de l’événement
Événement passé —
Lilit Makunts, en veste noire et collier de perles, parle au micro devant un ordinateur portable, assise dans un fauteuil clair.
Lilit Makunts devant les commissions de l’Assemblée nationale, à Erevan, le 3 novembre 2026. Photo : Armenpress

Résumé

La cheffe de cabinet du Premier ministre, Lilit Makunts, a affirmé le 3 novembre que l’Arménie ne retirerait ses recours internationaux contre l’Azerbaïdjan qu’une fois le traité de paix définitivement signé. Elle s’exprimait devant les commissions permanentes de l’Assemblée nationale réunies pour examiner le projet de budget 2027. « L’Arménie ne renoncera jamais à défendre ses intérêts dans aucune instance internationale », a-t-elle déclaré. Le texte de l’accord de paix, paraphé par Erevan et Bakou, prévoit que les deux pays retirent toutes leurs plaintes interétatiques dans le mois qui suit son entrée en vigueur, et qu’ils ne se joignent pas ensuite à des recours déposés par d’autres. Les deux voisins ont engagé ces dernières années plusieurs procédures l’un contre l’autre devant des juridictions internationales.

Analyse

Cette position reprend la ligne défendue par Nikol Pachinian dès novembre 2024 : le retrait des plaintes est une contrepartie du traité, pas un geste à faire avant. Pour le gouvernement, abandonner ces procédures plus tôt reviendrait à lâcher un moyen de pression sans aucune garantie. Tant que l’accord n’est ni signé ni entré en vigueur, les dossiers restent donc ouverts. Or la signature dépend aussi de la nouvelle Constitution arménienne, que Bakou pose comme condition.

Conséquences possibles

Les procédures internationales entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan restent en cours jusqu’à l’entrée en vigueur du traité de paix.