L’actualité de l’Arménie et des Arméniens dans le monde, expliquée.

ArménieArménie

Garnahovit : un prêtre défroqué célèbre une « liturgie », le diocèse d’Aragatsotn condamne

Publié le
Lieu
Garnahovit, Arménie
Date de l’événement
Événement passé —
Un homme barbu coiffé d’une mitre et vêtu d’habits liturgiques violet et or bénit l’assistance ; des femmes portant un voile blanc se tiennent devant lui.
Armen Arakelian, ancien prêtre défroqué en 2018, lors de la « liturgie » célébrée le 1er novembre 2026 à l’église Saint-Georges de Garnahovit, dans la région d’Aragatsotn. Photo : Sputnik Arménie

Résumé

Le diocèse d’Aragatsotn de l’Église apostolique arménienne a condamné, le 1er novembre, la « liturgie » célébrée le jour même à l’église Saint-Georges de Garnahovit, village de la région de Talin, par Armen Arakelian, ancien prêtre connu sous le nom de père Koryun. Le diocèse rappelle que cet homme a été défroqué le 17 juillet 2018 par le catholicos Karékine II, sur avis d’une commission disciplinaire. Une cérémonie célébrée par une personne défroquée « ne peut être considérée comme une liturgie canonique », souligne le communiqué, qui accuse l’ancien prêtre de violer l’ordre ecclésiastique et d’égarer les fidèles. Des images de la célébration, où il apparaît en habits liturgiques et coiffé d’une mitre, circulaient sur les réseaux sociaux.

Analyse

En 2018, Armen Arakelian avait animé le mouvement « Nouvelle Arménie, nouveau patriarche », qui réclamait le départ de Karékine II. Sa réapparition intervient alors que l’Église est en conflit ouvert avec le gouvernement de Nikol Pachinian, qui conteste lui aussi l’autorité du catholicos : le procès de Karékine II et de six évêques, poursuivis pour avoir entravé l’exécution d’une décision de justice, a été renvoyé au 6 novembre. Le même 1er novembre, des prières marquaient le 27e anniversaire de l’intronisation de Karékine II.

Conséquences possibles

Le diocèse appelle les fidèles à ne pas participer à ces célébrations. L’Église pourrait demander aux autorités locales de mieux contrôler l’accès à ses églises.

Ce qui reste incertain

On ignore qui a ouvert l’église à Armen Arakelian et si des démarches juridiques seront engagées. L’intéressé n’avait pas réagi publiquement au 1er novembre.