Le compositeur arménien Haroutioun Hovhannissian, tué en 1941 en défendant Léningrad, enfin inhumé
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- Lieu
- Mémorial Ijorski Taran, région de Léningrad, Russie
- Date de l’événement
- Événement passé —

Résumé
Les restes du compositeur arménien Haroutioun Hovhannissian, tué en décembre 1941 lors de la défense de Léningrad, ont été inhumés le 3 novembre au mémorial Ijorski Taran, dans le district de Tosno, près de Saint-Pétersbourg. Ils avaient été retrouvés en 2024 par l’association de recherche « Doblest » dans une tranchée de première ligne, avec ceux de cinq autres soldats de l’Armée rouge. Son médaillon militaire a permis de l’identifier. Né le 5 juillet 1908, formé à l’école de musique d’Erevan, il s’était installé à Léningrad en 1933 pour étudier la composition au conservatoire, aujourd’hui conservatoire Rimski-Korsakov. Membre de l’Union des compositeurs, il avait refusé d’être évacué en 1941 et rejoint la milice populaire, avant de partir au front comme officier, chef de section au 708e régiment d’infanterie. Il avait 33 ans. Sans descendants, c’est le conservatoire qui garde sa mémoire.
Analyse
Des dizaines de milliers d’Arméniens sont tombés dans la Seconde Guerre mondiale sans sépulture connue, et les associations russes de recherche en identifient encore chaque année. Le cas d’Haroutioun Hovhannissian rappelle aussi la place des musiciens arméniens formés à Léningrad dans les années 1930. Son nom figurait déjà sur la plaque du conservatoire dédiée aux enseignants et étudiants morts à la guerre ; il a désormais une tombe, près de l’endroit où il est tombé.
Conséquences possibles
Le formulaire de son médaillon a été remis au musée d’histoire du conservatoire de Saint-Pétersbourg, désormais dépositaire de son héritage musical.


