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Bibliothèque du Congrès : deux livres azerbaïdjanais présentant Erevan comme un héritage azéri entrent au catalogue

Publié le
Lieu
Washington, États-Unis
Date de l’événement
Événement passé —
Façade ouest du bâtiment Thomas-Jefferson de la Bibliothèque du Congrès, à Washington, avec son escalier monumental et sa fontaine.
Le bâtiment Thomas-Jefferson de la Bibliothèque du Congrès, à Washington (photo de 2007). Photo : Carol M. Highsmith / Bibliothèque du Congrès / domaine public

Résumé

Deux ouvrages de l’universitaire azerbaïdjanaise Farida Safieva consacrés à Erevan, appelée « Iravan » à Bakou, ont été inscrits au catalogue de la Bibliothèque du Congrès des États-Unis, a annoncé le 30 octobre l’agence d’État azerbaïdjanaise Azertac. Selon elle, l’inscription a été confirmée par une lettre adressée à l’auteure, et cinq publications liées aux deux livres sont désormais référencées. Le premier, « Iravan à travers les documents historiques », a été financé par une agence publique azerbaïdjanaise de soutien aux ONG. Le second, « Iravan : échos de l’histoire et d’un héritage perdu », paru en azerbaïdjanais, anglais, français et russe, a bénéficié du soutien de Leyla Alieva, vice-présidente de la Fondation Heydar Aliev. Ils ont été présentés à New York le 11 octobre et à Washington le 16 octobre.

Analyse

Une inscription au catalogue de la Bibliothèque du Congrès, qui recense des millions de publications du monde entier, ne vaut pas validation de leur contenu. Bakou la présente pourtant comme une reconnaissance internationale. Ces livres s’inscrivent dans le discours officiel sur l’« Azerbaïdjan occidental », par lequel l’Azerbaïdjan revendique un patrimoine sur le territoire de l’Arménie actuelle, capitale comprise.

Conséquences possibles

Dans la diaspora arménienne, des médias y voient une nouvelle offensive de Bakou sur le terrain de l’histoire et de la mémoire. L’annonce intervient alors qu’Erevan et Bakou négocient un traité de paix et que l’Azerbaïdjan réclame une modification de la Constitution arménienne.

Ce qui reste incertain

L’information vient de l’agence d’État azerbaïdjanaise ; la Bibliothèque du Congrès ne l’avait pas commentée au 1er novembre. Le contenu des livres n’a pas pu être examiné.