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Russie : un jeune Arménien condamné à neuf ans et demi de prison pour des commentaires en ligne

Publié le
Lieu
Tchita, Russie
Date de l’événement
Événement passé —
Visuel génératif abstrait — pas une photographie (aucune image pour ce sujet).

Résumé

Le 2e tribunal militaire de district de l’Est, à Tchita, a condamné Guévorg Grigorian, 23 ans, à neuf ans et demi de prison. Né à Erevan en 2003, binational russo-arménien installé dans le territoire de Transbaïkalie, il était poursuivi pour des commentaires publiés sur des sites et messageries arméniens : diffusion de « fausses informations » sur l’armée russe, réhabilitation du nazisme, appels au terrorisme et à l’extrémisme. Selon un proche cité par le média indépendant Mediazona, il avait notamment écrit que « Hitler aurait dû tous les exterminer » et qu’« après l’Ukraine », les troupes russes « entreraient en Arménie ». D’après la fiche du dossier sur le site du tribunal, le verdict a été lu le 20 octobre ; l’affaire n’a été rendue publique que le 29 octobre.

Analyse

Selon ce proche, le jeune homme avait écrit ces messages par colère contre l’inaction de Moscou lors de l’offensive azerbaïdjanaise de septembre 2023 au Haut-Karabakh ; il a reconnu les faits et exprimé des regrets. L’accusation s’est alourdie en cours de route : de deux chefs, réhabilitation du nazisme et incitation à la haine, à quatre. En août 2026, le dossier a ainsi quitté le tribunal de district de Tchita pour la justice militaire. Le parquet avait requis dix ans.

Conséquences possibles

Arrêté en juin 2025, Guévorg Grigorian était resté assigné à résidence, ce qui faisait espérer à ses proches une peine sans incarcération. Son nom figure depuis décembre 2025 sur la liste des « terroristes et extrémistes » de Rosfinmonitoring, l’agence russe de surveillance financière. L’affaire montre que la législation adoptée après l’invasion de l’Ukraine frappe aussi les binationaux pour des propos tenus sur des plateformes étrangères.

Ce qui reste incertain

Le récit repose surtout sur Mediazona, qui cite un proche anonyme, sur le communiqué du Comité d’enquête et sur la fiche publique du tribunal. On ignore si un appel a été interjeté. Aucune réaction officielle arménienne n’avait été relevée au 1er novembre.