Aliev boude le sommet turcique d’Ankara, Erdogan réaffirme son soutien à la paix avec l’Arménie
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- Ankara, Turquie
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Résumé
Le président azerbaïdjanais Ilham Aliev n’a pas participé au 13e sommet de l’Organisation des États turciques, réuni à Ankara le 30 octobre : c’est la première fois en près de quinze ans qu’il manque un sommet officiel de l’organisation. Bakou invoque un agenda chargé et s’est fait représenter par son ministre des Affaires étrangères, Djeyhoun Baïramov. Cette absence intervient sur fond de tensions entre Bakou et Ankara, notamment après des critiques de responsables turcs contre l’interdiction du voile dans les écoles azerbaïdjanaises. Au sommet, Recep Tayyip Erdogan a déclaré soutenir « nos frères azerbaïdjanais dans leurs contacts avec l’Arménie » et promis de contribuer « à une paix durable » dans le Caucase du Sud. Il a aussi souhaité que les tensions renouvelées autour de l’Iran se règlent par la voie diplomatique.
Analyse
Le froid entre les deux alliés est inhabituel : Oktay Saral, conseiller principal d’Erdogan qui avait critiqué les restrictions, a quitté son poste le 26 octobre. Ankara et Bakou soutiennent aussi des candidats différents au poste de secrétaire général de l’ONU, et des médias azerbaïdjanais proches du pouvoir accusent des « cercles » en Turquie de mener une campagne hostile à Bakou. Pour Erevan, le discours d’Erdogan ne contient aucune annonce nouvelle sur la normalisation des relations arméno-turques.
Conséquences possibles
Si la brouille se prolonge, elle pourrait compliquer la coordination entre Bakou et Ankara sur les dossiers régionaux qui concernent l’Arménie, dont les voies de transport. Elle ne remet pas en cause, à ce stade, l’alliance stratégique entre les deux pays, qui continuent d’afficher une ligne commune sur la paix.
Ce qui reste incertain
Les raisons réelles de l’absence d’Ilham Aliev ne sont pas confirmées officiellement. Les analyses publiées par des médias azerbaïdjanais proches du pouvoir ne valent pas position officielle. L’effet de cette tension sur le processus de paix n’est pas mesurable à ce stade.


