Frontières avec la Turquie et l’Iran : Pachinian veut que l’Arménie en assure seule la garde, à terme
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- Assemblée nationale, Erevan, Arménie
- Date de l’événement
- Événement passé —

Résumé
Le Premier ministre Nikol Pachinian a annoncé le 2 novembre que la surveillance de toutes les frontières de l’Arménie serait confiée, progressivement, aux troupes frontalières du Service national de sécurité (NSS) arménien. Il s’exprimait devant les commissions du Parlement réunies pour examiner le budget 2027. Il a lié ce chantier au lancement, le 1er novembre, des passeports biométriques et à l’objectif d’une suppression des visas avec l’Union européenne, qui oblige à aligner certains systèmes sur les normes européennes. Depuis 1992, des garde-frontières du FSB russe surveillent le côté arménien des frontières avec la Turquie et l’Iran, aux côtés des Arméniens depuis janvier 2025. Les Russes ont déjà quitté l’aéroport de Zvartnots en août 2024, puis le poste d’Agarak, à la frontière iranienne, début 2025 : tous les points de passage sont désormais tenus par des Arméniens. Aucun calendrier n’a été donné.
Analyse
Le transfert est présenté comme une réforme technique, liée au rapprochement avec l’Union européenne. Mais il touche à un symbole : la présence de militaires russes le long de la frontière turque, héritée de l’accord de 1992. Erevan avance pas à pas, en commençant par les postes de contrôle, sans rupture annoncée avec Moscou. Pachinian a lui-même prévenu que le service frontalier arménien devrait d’abord être réformé, et parle d’un objectif « au moins à moyen terme ».
Conséquences possibles
Le Premier ministre rappelle que cet objectif figure dans le programme du gouvernement et que le statut des troupes frontalières doit évoluer.


