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ÉconomieMoyen-Orient

L’Arménie mise sur le Golfe : l’accord avec les Émirats ratifié, Mirzoïan en tournée à Manama

Publié le
Lieu
Erevan, Arménie, et Manama, Bahreïn
Date de l’événement
Événement passé —
Photo d’archive (Abou Dhabi, 5 février 2026) : le ministre arménien de l’Économie, Guévorg Papoïan (à gauche), et le ministre émirien du Commerce extérieur, Thani ben Ahmed Al Zeyoudi, se serrent la main en échangeant les dossiers de l’accord sur les services et l’investissement, devant les drapeaux arménien et émirien ; à l’arrière-plan, Nikol Pachinian et le président émirien Mohammed ben Zayed.
Photo : Services du Premier ministre de la République d’Arménie / CC BY-ND 3.0

Résumé

Le Parlement arménien a ratifié le 28 octobre, par 97 voix pour, aucune contre et une abstention, l’accord sur le commerce des services et l’investissement signé le 5 février à Abou Dhabi avec les Émirats arabes unis. Selon le ministre de l’Économie, Guévorg Papoïan, les Émirats ouvrent aux entreprises arméniennes 122 sous-secteurs de services, contre 32 au titre de leurs engagements à l’OMC, notamment l’informatique, le conseil, les télécommunications, l’éducation et la santé ; l’Arménie passe de 102 à 127. Le 31 octobre, en marge du Dialogue de Manama, au Bahreïn, le ministre des Affaires étrangères, Ararat Mirzoïan, a rencontré son homologue bahreïnien, Abdullatif ben Rachid Al Zayani, le Libanais Youssef Raggi et le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe, Jassem Mohammed Al Boudaïwi.

Analyse

Devant le Conseil de coopération du Golfe, avec lequel un protocole d’accord est en préparation, Ararat Mirzoïan a présenté la région comme une voie de diversification du commerce extérieur arménien. Il a aussi mis en avant la « Croisée de la paix » et la route TRIPP, ratifiée le même jour que l’accord émirien. Côté émirien, le ministre du Commerce extérieur revendique 4,5 milliards de dollars d’échanges non pétroliers en 2025 et présente son pays comme le premier investisseur étranger en Arménie, devant la Russie.

Conséquences possibles

La loi de ratification doit encore être signée par le président de la République. Avec Bahreïn, les deux ministres ont évoqué des accords bilatéraux en cours de négociation, le tourisme, l’investissement et des liens entre le Dialogue de Manama et le Dialogue d’Erevan. Avec le Liban, pays d’une importante communauté arménienne, il a été question de commerce, d’investissement et d’intelligence artificielle.

Ce qui reste incertain

Les restrictions sectorielles existantes demeurent et les Émirats gardent des plafonds de participation étrangère dans certains secteurs. Aucun accord n’a été signé à Manama et aucune date n’est annoncée pour le protocole avec le Conseil du Golfe. Les chiffres d’échanges et d’investissement émanent du seul ministre émirien.