Nouvelle Constitution : Pachinian menace d’une « pression publique », l’opposition refuse de voter
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- Erevan, Arménie
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- Événement passé —

Résumé
Le Premier ministre Nikol Pachinian a durci le ton le 29 octobre sur la réforme constitutionnelle, qu’il lie à la signature d’un traité de paix avec l’Azerbaïdjan. Bakou exige que la future Constitution ne renvoie plus à la Déclaration d’indépendance de 1990, qui mentionne la réunification avec le Haut-Karabakh ; M. Pachinian a qualifié ce texte d’« anti-étatique ». Pour soumettre un projet à référendum, il faut les deux tiers des voix au Parlement, que le Contrat civil ne détient plus depuis les élections de juin. Le chef du gouvernement a évoqué une « forte pression publique », y compris des rassemblements devant le Parlement, puis, en cas d’échec, des élections anticipées. Les deux blocs d’opposition, Arménie et Arménie forte, refusent de voter un texte qui n’a toujours pas été publié.
Analyse
Nikol Pachinian reconnaît lui-même ne pas pouvoir garantir que le changement de Constitution suffira à obtenir la signature de Bakou, qui dépend selon lui de facteurs extérieurs. Le 30 octobre, le président du Parlement Rouben Roubinian a proposé à l’opposition de permettre le référendum puis de faire campagne pour le « non ». Narek Karapetian (Arménie forte) répond qu’une « Constitution d’Aliev » ne peut être adoptée ; Anna Grigorian (bloc Arménie) estime avoir reçu le mandat de l’empêcher.
Conséquences possibles
Sans accord, le calendrier du référendum, et donc celui du traité de paix, reste bloqué. Le gouvernement promet de publier le projet d’ici la fin de l’année. M. Pachinian dit n’envisager des élections anticipées qu’avec une « garantie à 100 % » que l’opposition actuelle ne siégera pas dans le prochain Parlement, sans préciser comment l’obtenir.
Ce qui reste incertain
Le texte du projet de Constitution n’est pas public. La « proposition que l’opposition ne pourra pas refuser », évoquée par le Premier ministre, n’a pas été détaillée. L’Azerbaïdjan n’a pas confirmé publiquement qu’un changement constitutionnel serait sa dernière condition avant la signature.


