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Bagarre générale au Parlement arménien : chaise lancée, coups et séance suspendue

Publié le
Lieu
Assemblée nationale, Erevan, Arménie
Date de l’événement
Événement passé —
Image de la retransmission officielle : en pleine mêlée de députés, une chaise rouge est lancée au-dessus des têtes, devant la tribune de l’Assemblée nationale d’Arménie.
Image extraite de la retransmission officielle. Images : Assemblée nationale d’Arménie

Résumé

Une bagarre a éclaté le 29 octobre à l’Assemblée nationale d’Arménie, à Erevan, pendant l’intervention du député Taron Tchakhoïan (Contrat civil, majorité). À la tribune, il a accusé l’opposition de corruption puis visé la famille de Narek Karapetian, chef du groupe Arménie forte. Après un échange d’insultes, des députés des deux camps en sont venus aux mains. Le vice-président du Parlement, Vahagn Aleksanian, a lancé une chaise vers les bancs de l’opposition ; des bouteilles ont volé et M. Tchakhoïan a versé de l’eau sur le député d’opposition Garnik Davtian. Le président de l’Assemblée, Rouben Roubinian, a d’abord refusé de suspendre la séance « pour que tout le monde voie », avant une interruption d’environ une heure. Les heurts se sont poursuivis dans les couloirs, où le service de sécurité s’est interposé.

Vidéo

Vidéo intégrée depuis la diffusion officielle : Assemblée nationale de la République d’Arménie (retransmission officielle de la séance). La vidéo est chargée depuis YouTube (mode confidentialité renforcée) uniquement si vous cliquez. Ouvrir la publication d’origine ↗

Analyse

Le Premier ministre Nikol Pachinian a pris parti : il dit condamner la violence mais soutenir « les mesures prises » par son groupe, « avec une chaise ou autre chose ». Rouben Roubinian accuse Narek Karapetian et affirme que Garnik Davtian a porté le premier coup ; la députée d’Arménie forte Marianna Ghahramanian lui attribue au contraire « l’entière responsabilité ». Selon plusieurs décomptes, c’est la troisième altercation physique du mois dans l’hémicycle, signe d’une polarisation extrême depuis les législatives de juin.

Conséquences possibles

La présidence a annoncé une enquête interne visant notamment des assistants et gardes du corps de députés, et l’exclusion de ceux qui ont enfreint les règles. La Défenseure des droits, Anahit Manassian, demande une enquête conforme à la loi et rappelle que le Parlement ne doit pas être un « champ de bataille ». Ce climat complique la recherche d’une majorité des deux tiers pour la réforme constitutionnelle.

Ce qui reste incertain

Le parquet général a indiqué n’avoir connaissance d’aucune procédure pénale à ce stade. L’auteur du premier coup reste disputé. La durée des affrontements varie selon les récits : une trentaine de minutes au total pour certains, quelques minutes dans l’hémicycle d’après la diffusion officielle, avant la suspension. Le nombre et la gravité des blessures ne sont pas établis officiellement.